Un métro à Bordeaux, pourquoi ?

Le réseau de tramway de Bordeaux est aujourd’hui confronté à deux difficultés : la saturation et la dégradation de ses performances. La mise en place des terminus partiels et les différentes extensions de lignes ont permis une forte augmentation de la fréquentation au premier semestre 2017 (+12,1%). Les rames sont très chargées et la presse régionale se fait régulièrement l’écho de l’exaspération quotidienne des usagers. Le tramway voit par ailleurs ses performances se dégrader. Dans l’hypercentre, les temps d’arrêt en station s’allongent en raison de l’affluence. Certains trajets en tramway demandent autant de temps qu’il en fallait en bus à la fin des années 1980. La vitesse moyenne du tramway peut être de moins de 15km/h dans les secteurs les plus fréquentés. Ces phénomènes ont vocation à s’amplifier avec la vitalité démographique et économique de l’agglomération et le maillage du réseau par d’autres lignes en surface (lignes vers Saint-Aubin-de-Médoc, vers Eysines et vers Gradignan).

Les limites du tramway comme épine dorsale du réseau TBM sont désormais atteintes. Ce constat invite à réfléchir à un autre mode de transport collectif. Le métro a l’avantage de circuler sur un site propre intégral. Le métro offre ainsi une alternative performante à l’utilisation de la voiture. Il permet aussi de reconquérir l’espace public et de le réaffecter aux autres lignes de transport en commun et aux modes doux de déplacement. Il s’agit également d’un mode de transport très capacitaire, susceptible d’attirer de nouveaux usagers et de décongestionner les lignes existantes.

Limites du tramway

Performances du métro