Le coût d'exploitation

les Facteurs d'économies

Les données de la Bordeaux Métropole permettaient de calculer un coût d’exploitation du tramway au kilomètre approchant les 10€ en 2015. Son exploitation est renchérie par certains choix initiaux tels que l'alimentation par le sol (APS). Le Centre d’études sur les réseaux, les transports, l’urbanisme et les constructions publiques (CERTU) a quant à lui fait un lien entre le faible coût d’exploitation au kilomètre des réseaux de Rennes et de Toulouse et le caractère automatique de leur métro. L’exploitation du métro à Bordeaux pourrait être automatisée. Le métro bénéficie d'une alimentation classique, moins onéreuse. Les rames circuleraient avec une fréquence moyenne de 4min. sur les tronçons centraux. Le matériel roulant serait à roulement fer pour pouvoir circuler sur la ceinture ferroviaire. Or un métro fer dépense moins d’énergie une fois élancé qu'un métro pneu. Il est également moins coûteux en termes de maintenance. L’exploitation des stations serait peu coûteuse en raison de leur architecture simplifiée (équipements d’accès aux quais, absence de mezzanine, éclairage naturel).

les éléments de calcul

Au regard du coût d'exploitation du tramway et des conditions d'exploitation du métro, il paraît réaliste, et sans doute même pessimiste, d’envisager un coût d’exploitation du métro bordelais au kilomètre de 11€.

En 2015, les 130 742 129 voyages réalisés sur le réseau TBM ont permis 63 303 104€ de recettes tarifaires. Le prix moyen du billet est donc de près de 0,5€. Le tronçon central de la ligne M1 sera fréquenté par 141 097 voyageurs par jour quand celui de la ligne M2 enregistrera 87 159 voyages quotidiens.

Une exploitation à l'équilibre

L’exploitation de la ligne de ceinture faisant l’objet d’un consensus local, il n’a pas été jugé nécessaire d'examiner le coût d’exploitation de la ceinture. L’exploitation du métro, en dehors de la ceinture ferroviaire, est légèrement bénéficiaire. En comparaison, l'exploitation du tramway est largement déficitaire puisque les recettes ne couvrent les dépenses qu'à hauteur de moins de 70%.