La prévention

des inondations

Au Bord de l'eau

Les inondations représentent un risque auquel l’agglomération bordelaise a été fréquemment confrontée. La situation géographique de Bordeaux, à l’extrémité du bassin versant de la Garonne et à proximité de l’océan, augmente le risque d’inondation puisqu’une crue peut être d’origine fluviale et d’origine maritime. La protection de l’agglomération contre ces événements naturels est assurée, en partie, au moyen de digues, de bassins d’étalement représentant un volume de stockage de plus de 2 millions de m3, de stations de pompage assurant un débit global de 120 m3/s (débit d’étiage de la Garonne) et de 2 000km de collecteurs, dont 7,7 réalisés en tunnel de 2,00 à 4,50 mètres de diamètre. Ces gigantesques travaux engagés en 1982 n’ont cependant pas permis pas de se prémunir contre toutes les inondations. À la suite de la tempête du 27 décembre 1999, Bordeaux, et la Bastide en particulier, a connu une importante inondation et c’est lors de cet événement qu’ont été observées les plus hautes eaux à Bordeaux au XXe siècle. Ce risque doit donc être pris en compte dans la réalisation d’une ligne de métro. Le Plan de prévention du risque d'inondation (PPRI) distingue quatre zones. La première, rouge, est constituée du champ d’expansion de la crue de référence centennale et est globalement inconstructible. La deuxième, rouge hachurée bleue, est constituée du secteur urbanisé sous moins d’1m d’eau en centennal et reste un secteur urbanisable mais avec prescriptions constructives. La troisième, rouge hachurée bleue avec liseré rouge, est constituée des parties basses des secteurs urbanisés situés sous moins d’1m d’eau en centennal et sous plus d’1m d’eau en exceptionnel et reste urbanisable mais avec des prescriptions constructives et limitation des établissements sensibles. La dernière, jaune, est constituée du secteur urbanisé non inondable en centennal mais inondable en exceptionnel et reste un secteur urbanisable avec limitation des établissements sensibles.

Le métro et la prévention du risque

Les portions aériennes des lignes de métro ne sont pas confrontées à un risque d’inondation, qui ne concerne le métro qu’à cause de points de contact sous-sol/surface qui rompent l’étanchéité des lignes. Le risque est donc limité et circonscrit aux stations souterraines et aux trémies de raccordement aux tranchées couvertes. Si aucune station n’est située en zone rouge, plusieurs d’entre elles devront toutefois faire l’objet d’une plus grande vigilance. D’abord, la station Saint-Louis se trouve à la fois en zone non inondable et en zone rouge hachurée bleue. Bien qu’en zone non inondable, la station Ravezies et la trémie de raccordement du Bouscat sont enclavées au milieu de zones qui le sont. Les stations Bastide, Niel et Carle Vernet sont en zone jaune à l’instar de la trémie de raccordement située rive gauche à Euratlantique. Ce risque limité n’est nullement rédhibitoire mais il invite à une attention particulière dans la conception des stations et de la trémie pour réduire la vulnérabilité de la ligne et à la définition de procédures de protection en cas de crue. À Toulouse, où le risque d’inondation concerne deux stations de métro, des plans d’urgence sont ainsi prévus par les autorités pour garantir l’étanchéité de la ligne en cas de crue.