idée reçue #14

Le tramway permet de réduire la place de la voiture, pas le métro !

La diminution de la place de la voiture n’est pas tant une question de mode qu’une question de volonté politique. Ainsi, il n’y a pas de tramway partout où la voiture a reculé. À l’inverse, là où il y a un tramway, la voiture n’a pas toujours reculé. Par exemple, la création de la première ligne du tramway de Nantes dans les années 1980 n’a pas contribué à diminué la place de la voiture. Certaines artères sont restées dominées par la voiture, avec plusieurs voies de circulation et des parkings en surface, malgré l’aménagement du tramway.

 

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La première ligne du tramway de Nantes comme certains métros ne sont que les reflets de leur époque. Or, la doctrine dominante dans les années 1980 n’était pas à la redistribution de l’espace public au détriment de la voiture.

 

À l’inverse, des métros ont été l’occasion d’écarter la voiture au profit des modes doux. Ainsi la construction du métro sous la rue de la République à Lyon a donné lieu à la fermeture de cette rue au trafic automobile. Alors que la rue devait rouvrir aux voitures à la fin des travaux, les commerçants se sont mobilisés pour conserver une rue piétonne.

Il faut observer que le recul de la voiture grâce au tramway ne fait pas nécessairement plus de place aux modes actifs de déplacement. Au contraire, VéloCité observe que, "à Bordeaux, le tram a fait beaucoup de mal au vélo. Et là où il y a le tram, il y a très peu de place pour faire des pistes cyclables". Un tramway tend donc à monopoliser l’espace gagné sur la voiture là où un métro permet une réelle redistribution de l’espace public au profit des modes actifs.