idée reçue #6

Il faut arrêter avec les travaux

dans Bordeaux !

Imaginez une ville complètement thrombosée par les flux de circulation (voitures, piétons, transports collectifs, vélos, trottinettes)… Les conséquences seraient autrement plus lourdes, pour tous, citoyens, entreprises, commerçants. On en a déjà un aperçu aujourd'hui. Et ce n'est bien qu'un aperçu.

 

D'ici 2030, le nombre d'usagers sur le réseau TBM devrait augmenter d'au moins 50% ! En attendant de pouvoir monter dans une rame de tramway ou dans un bus englué dans la circulation, ou sur un vélo en sens interdit faute de place pour créer des infrastructures cyclables, ou à pied en plein soleil faute d'espace pour végétalisme les rues, nous aurions alors beau jeu de dénoncer l'inaction des élus qui auraient cédé en 2020 aux sirènes de la fin des travaux dans Bordeaux !

Alors la question n'est pas : métro ou rien. De toute façon, il y aura des travaux dans Bordeaux : si ce n'est pas pour un métro, ce sera pour un tramway ou pour un bus à haut niveau de service voué à être plus saturé que les lignes existantes tout en prenant plus de place sur l'espace public, au détriment des autres usages de la rue (vélos, piétons, végétalisation, terrasses...).

Et finalement, les travaux dans le cadre d'un métro peuvent se révéler moins lourds si le tunnel est réalisé au tunnelier. L'ancien directeur général de Keolis Bordeaux (TBM) a ainsi pris position en faveur du métro en faisant remarquer : "À Rennes, qui est en train de construire sa ligne B, les nuisances sont assez faibles pour les riverains. Je pense que les impacts seraient bien moins graves que ceux que les riverains de la ligne D du tramway [...] ont connu."

Ce qui importe, c'est la programmation et les mesures d'accompagnement des travaux. Les expériences françaises et européennes en matière de construction de métros sont suffisamment nombreuses pour pouvoir réduire l'impact des travaux.